Ès-tocade

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L'amour... ce traitre !

 

 

 

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Temps de lecture estimé à :

1 mn 2sec pour vipassaneurs chevronnés

2 mn 11sec pour qui la lecture sert de somnifère 

4 mn 54sec pour biochimistes non-méditants

17 mn 23 pour midinettes relisant 2 fois certains passages

En vrai, chais pas (à cause du strabisme convergent à force de me relire)

Cette petite section aura été assez utile, finalement

 

 

 

Avertissement : je déconseille la lecture de cet article à toute personne souhaitant garder intacte sa vision de la prestidigitation de l’amour ! Car si l’amour est bel et bien un tour de passe-passe, il ne s’agit néanmoins pas de celui auquel nous croyions !

 

 

 

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De la Grèce antique et ses 4 conceptions de l’amour (éros, le désir ; philia, l’amitié ; agape, l’altruisme ; et storgê, l’amour familial), au fin’amor du Moyen-Âge et ses troubadouuuurs, en passant par la magistrale cristallisation stendhalienne ou d’autres immersions psychologiques de ses rouages antithétiques (Freud, Robert Sternberg, Théophile Isaac Rubin, etc.), l’amouuuur a de tout temps fait couler beaucoup d’encre – et d'argent et d’or, monseignoor –  et suscité bien des questionnements. Car sans amour, le sens de notre présence sur terre serait oh combien amenuisé et notre exploration du monde, bien moins digne d’intérêt ! D’ailleurs, à peine braillons-nous notre cri de parturition qu’instinctivement, nous nous entichons de ces bras qui nous choient.

 

 

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Mais si ce concept universel a aiguillonné autant d’aréopages que de décryptages, l’expérience que nous en faisons n’est, elle, bien entendu vécue qu’individuellement, via le prisme de nos structures physique et mentale. L’amouuuur serait donc un noumène, d’après sa conception kantienne, c’est-à-dire une chose en soi que nous ne pouvons connaître au-delà de sa réalité phénoménale. Car ce qui se produit lorsque nous sommes en présence d’une personne qui nous attire follement relève nécessairement de l’ultrapersonnel : ce sont notre histoire, notre enfance, notre inconscient, nos hormones, nos schémas qui se bousculent pour façonner une appétence unique pour un être d’exception – que nous croîîîons – qui ne sont que nos oignons – sooooorry : ognons ;)  

NB : certes, une plastique céleste peut en faire saliver plus d’un/e, mais de grâce, ramenons le débat sur tout ce je-ne-sais-quoi qui, chez l'autre, nous retient !

 

 

 

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Cependant, c’était compter sans la science qui, avec un peu d’astuce, d’espièglerie, eut tôt fait de révéler les secrets de notre anatomie. En effet, des recherches ultrapointues en biochimie des déclenchements amoureux démontrent aujourd'hui que le modus operandi, per se, de cette attirance, serait, lui, commun à tous les mortels. Car s’il nous est tous arrivé d’être confondus, tendus, empaumés par une puissante attraction sans précisément en connaître les raisons, nous ignorions que l’attraction elle-même n’était en fait rien d’autre que le fruit de la chimie de nos corps qui, alliée à notre inconscient, se liguent fourbement pour esquisser un plausible mirage parfaitement huilé. En d’autres termes, que la véritable sorcellerie de l’amour résiderait dans notre prédisposition à créer de toute pièce une superproduction amoureuse parfois aussi science-fictionnesque que démoniaque !

 

L’immersion qui va suivre dans la galaxie de l’inconscient, des hormones, des phéromones, de la chimie à l’œuvre lors d’une rencontre envoutante, risque bel et bien de nous méduser  face à cette sublime inconnue froidement décodée, cette poudre de perlimpinpin hallucinogène, cette bombinette à retardement fantasmatique… l’amour, ce traitre !

 

 

 

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Pour pleinement saisir la magistrale duperie à l’œuvre, il nous faut tout d’abord faire un petit tour et puis s’en va du côté du fonctionnement de notre cerveau, ce malicieux joueur de pipeau, et des facéties auxquelles il se livre pour berner nos perceptions.

 

En préambule, il nous faut envisager notre cerveau comme un ravisseur accomplissant 90 % de ce que nous faisons à l’insu de notre conscience. S’il procède ainsi, c’est parce que nos pensées conscientes demandent une dépense d’énergie astronomique, et que non partisan du moindre effort, il cherche le plus souvent à s’y soustraire. Comment s’y prend-il ? Un filtre, le thalamus, détermine quelles informations peuvent être suffisamment nouvelles et importantes pour daigner mériter être acheminées jusqu’à notre conscience.

 

Par ailleurs, notre cerveau prend des décisions ultra complexes en 230 millisecondesCette perspicacité repose sur une banque de données (communément appelée "mémoire") stockée dans l’hippocampe qui fait la collec de toutes les infos liées à nos expériences passées et à leurs innombrables répétitions. Car que nous jouions au ballon ou que nous tombions amoureux, nous apprenons de nos expériences (quoique...). Ce que le cerveau enregistre scrupuleusement pour nous le resservir en temps voulu : si Raoul entame une parade nuptiale en roucoulant, alors normalement, ça doit vouloir dire que je dois me préparer à passer à la casserole. 

 

 

 

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Ce qui nous amène naturellement à l'intuition, élément non négligeable dans le cadre de ce qui va suivre. L’hippocampe et l’amygdale (centre du plaisir et de la peur) enregistrent et analysent donc chaque signal venant de l’extérieur avant même que nous n'en ayons conscience ; cette excitation du cerveau génère des signaux qui se manifestent souvent sous forme d’une fébrilité corporelle, sensation transcrivant à son tour un sentiment, à savoir ces impressions ineffables, ou feeling, que nous ressentons dans chaque situation rencontrée ; et ce sont ces impressions qui vont influencer nos décisions en nous dictant d'agir adéquatement (tandis que notre conscience, elle, nie bien entendu toute influence inconsciente). Donc l'intuition = analyse inconsciente - signal - sensation - réaction. 

 

Ainsi l’inconscient a-t-il toujours une bonne longueur d’avance sur la conscience, allant parfois de 7 à 9 secondes ! Nous croyons avoir une idée lorsque notre cerveau l’a ourdie bien avant que nous n'en ayons réellement conscience et, pire encore, a arbitré et tranché la situation sans vergogne avant même que nous ayons eu le temps de peser le pour ou le contre (la notion de libre arbitre laisse soudainement un peu songeur...)Par conséquent, plus on a d’expérience d’une activité ou d’un phénomène, plus notre inconscient mène l'embarcation bon pied bon oeil. Raison pour laquelle nous avons tant de mal à nous écarter de nos habitudes

 

 

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Toute perception est une création et tout souvenir est une re-création - Oliver Sacks

 

Et l'entourloupe à l'oeuvre devient encore plus abyssale lorsqu'on découvre que notre mémoire est également le génie de la lampe merveilleuse de notre perception du monde. Tu t'es fait chier à payer une blinde ton billet pour les si mirifiques îles Phi Phi pour qu'au final, ton cerveau ne capte leur sublimité qu'à partir des 99 % de souvenirs déjà présents dans ton disque dur interne... Ben ouais, à moins que ton thalamus te fasse une faveur exceptionnelle (vous suivez ? C'est le schmilblic qui détermine si des infos sont suffisamment nouvelles et intéressantes), seul 1 % de leur somptuosité viendra demain s'ajouter à ta banque de données via tes organes de sens – t'as un peu les boules ou bien ?

 

Mais ce n'est pas encore fini car le piège de cet artefact, c’est que notre connaissance du monde, forcément lacunaire, exhorte notre cerveau à reconstituer en permanence les pièces manquantes et à établir des connexions systématiques, même là où il n’y en a pas ! Si on ne saurait que trop se féliciter de sa créativité et de sa démerdinzizichitude innées, il ne faut toutefois pas oublier que c’est à partir de ce savant travail cérébral inconscient que nous parvenons à nous faire une représentation de la réalité qui nous entoure !

 

Or, raccorder entre elles des informations passées – initialement déformées -, présentes - généralement dénaturées - et parfaitement inexistantes, ça ressemble plutôt à un travail de sape et d’escamotage de ladite réalité ! Alors of course, ça ne veut pas dire que le monde et la réalité n’existent pas en soi, mais juste que personne ne les a jamais réellement habités ! Parce que le seul endroit où nous vivions… c’est dans notre tête ;)))

 

 

 

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Conclusion : la conscience que nous avons de notre corps et de tout ce que nous voyons n'est rien d'autre qu'une construction mentale. Cette création unique, de l’ordre du cheeeef-d’œuvre intime, est échafaudée à partir des processus inconscients de notre cerveau qui nous jouent couramment des tours en falsifiant à leur guise n’importe quelle information venant se projeter sur nos rétines (et rebondir sur nos oreilles), informations déformées qui nous influencent à notre insu (exemple : nous pouvons tomber amoureux de quelqu’un uniquement parce que nous venons de vivre ensemble un moment passionnant au rayon fléchettes, pétanque et camping chez Décathlon).

 

En d’autres termes, nous pouvons invalider la réalité qui nous entoure pour lui donner la forme adaptée à ce en quoi nous croyons ! C'est ce que Stendhal entendait lorsque dans De l'amour, déjà, il affirmait : " Il suffit de penser à une perfection pour la voir dans ce qu'on aime."

 

NB : Il va de soi que tout cela se fait en sourdine et insidieusement : nous n’avons à AUCUN moment conscience d'altérer la réalité, raison pour laquelle nous adhérons pleinement à notre - si unique - perception de la réalité. 

 

 

 

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Et quand on rencontre quelqu’un qui nous affole ?

 

C’est aussi, voire plus que jamais, notre inconscient qui actionne les leviers lorsqu’on croise la personne qui pourrait devenir notre grand amour puisque l’amour est le domaine dans lequel nous sommes le plus assujettis aux automatismes de notre cerveau. Tu rencontres quelqu’un et tu es persuadé(e) que tu vas pouvoir t’en faire une opinion raisonnée ? Ben non, toujours pas. Car l’inconscient, lui, sait déjà en 1/10e de seconde si tu le/la trouves crédible, chevronné/e, bourrin/e, méphistophélique, benêt/e, incorruptible (regrettable...), sensoualll… Pour cela, il se repose toujours et encore sur notre expérience mais également sur certains morphotypes qui, selon, suscitent la confiance ou la défiance, l’attracccccion ou la répulcccion, etc. Par exemple, des yeux rapprochés sur un visage anguleux sont considérés comme agressifs (prototype au hasard : Mélenchon) et les visages poupins sont perçus comme dignes de confiance mais incompétents (ben non, pas Trump, il faut que les 2 affirmations soient vraies).

 

 

Tout désir est l’imitation du désir d’un autre. Tout désir est désir d’être  - René Girard.

 

Mais il va de soi que notre cerveau scanne également TOUS les autres détails de l’adorable spécimen croisé : galbe des épaules, force du cou, rondeur des hanches, dilatation des pupilles, symétrie du visage, ce qui lui permet de vérifier si les systèmes immunitaires en présence sont compatibles.

 

Les scientifiques savent en effet aujourd’hui que nous tombons le plus souvent amoureux de personnes qui nous ressemblent (we, narcissist beasts). Nous aurions même tendance à choisir des partenaires dont la largeur de nez et le Q.I. sont comparables aux nôtres (pauvres enfants…). Par ailleurs, 90 % de notre communication émotionnelle est non verbale. Et plus l’autre imite nos gestes et expressions et plus nous tombons sous son charme (c'est pas ce jour-là, que tu as eu une crise d'urticaire ?). De même que plus nous l’apprécions, plus nous l’imitons, allant même jusqu’à synchroniser nos rythmes respiratoires lorsque nous nous parlons (l'idée que ce serait pour nous préparer à nous embrasser sans suffoquer ne serait-elle pas absolument délicieuse ? :)).

 

La conscience est donc comme un clap de fin qui advient lorsque tout est déjà joué. Une combine diplomatique de notre cerveau pour nous faire croire qu’on a encore notre mot à dire...

 

 

 

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Les hormones ont leur raison que la raison ignore

 

Mais ça continue encore et encore, c'est que le début, d'accord, d'accord, parce qu'en parallèle du feu vert donné par l'inconscient, notre cerveau se met à libérer une quantité monstrueuse d'hormones. Et d'un point de vue strictement scientifique, être sous le charme de quelqu’un, c’est être stressé. L’amygdale s’active, alors qu’elle n’est supposée le faire que lorsqu’un danger nous menace. Elle nous met en état d’alerte, d’où l’agitation que l’on ressent lorsqu’on est très attiré par quelqu’un. Et l’état de panique nous rend, dans le même temps, un peu (beaucoup) aveugles. Ce qui explique pourquoi nous ne voyons pas réellement les défauts de l’autre. Parallèlement, les centres du circuit de la récompense réagissent, eux aussi. L’endorphine sécrétée par l’hippotalamus nous rend complètement euphoriques. Tout comme la sérotonine, produite par le tronc cérébral et grâce à laquelle notre humeur est au beau fixe.

 

La phényléthylamine, alcaloïde jouant le rôle de neurotransmetteur dans le cerveau, n’y est également pas étrangère. En présence d’un être nous apparaissant charmant, aimable, attentionné, et semblant se délecter de notre présence et entrer en contact avec notre désir profond d’être aimé, nous sommes pris du fol espoir d’avoir rencontré notre grand amour. Et cet espoir nous fait sécréter de la phényléthylamine, qui génère chez nous une excitation physique et mentale de l'ordre du plaisir fou tout en engendrant un état vaporeux, conséquence tout à la fois de l’euphorie ressentie et d’un sentiment de plénitude. Elle fait alors tomber nos blocages, nos censures et nos inhibitions habituelles (non non, les Chandelles, ici, c'est une vue de votre thalamus).

 

Car pour se sentir sécurisé lors d’une rencontre amoureuse, il nous faut avant tout ressentir le besoin d’affection de l’autre – et réciproquement. Cela est rendu possible lorsque nous parvenons à nous montrer tels que nous sommes, en laissant entrevoir notre vulnérabilité. Ce qui non seulement incite l’autre à se montrer rassurant mais encore l’encourage à s’ouvrir émotionnellement à son tour.

 

 

 

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APARTÉ FRÉTILLANT SUR LA VULNÉRABILITÉ

 

Arthur Aaron, psychologue à la State University de New York, a ainsi conçu une expérience, il y a 20 ans, démontrant que deux parfaits inconnus pouvaient tomber amoureux l’un de l’autre rien qu’en répondant à 36 questions à tour de rôle. Bien entendu, ces questions ont été pensées comme autant de moyens de percer progressivement l'intimité de l'autre. Leurs réponses font ainsi naître partage, confiance, émotions et positivité.

Si vous voulez égayer vos longues soirées automnales en adoptant un/e inconnu/e dans la rue, et en lui proposant de jouer à tomber amoureux, here you are : Les 36 questions pour tomber amoureux (pleaseuuue, racontez-moi si vous essayez !)

 

FIN DE L'APARTÉ 

 

 

La phényléthylamine est donc la drogue du plaisir par anticipation du plaisir. Elle nous motive à préparer le terrain pour que nous puissions tomber amoureux au bout de quelques mois. Elle nous rend passionnés, attentionnés, doux, patients, compréhensifs, chaleureux, etc. C’est-à-dire qu’elle nous incite, en parfaite affabulatrice, à faire montre de toutes les vertus et qualités à mêmes de porter l’estocade au cœur convoitéEn d’autres termes, la phényléthylamine nous fait travailler dans le sens de notre objectif ultime : celui de pouvoir combler notre besoin d’affection !

 

 

 

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Ce cocktail hormonal très riche et diversifié agit ainsi comme une drogue. Au bout d’un certain temps, nous sommes en état de maaanque lorsque l’autre est absent. Car sur le plan neurologique, nous sommes dépendants, aveugles et stressés. Et dans le cas de couples hétéros, l'homme et la femme commencent à se ressembler car tomber amoureux réduit la testostérone chez un homme tandis qu’elle l'amplifie chez une femme. D'ailleurs, on sait aujourd'hui que les hommes tombent amoureux plus rapidement que les femmes, et de manière plus durable - marrant, on n'aurait pas cru. Mais chez les deux sexes, c’est l’inconscient qui en décide avec une bonne longueur d’avance sur notre raison.

 

Résultat des courses : les débuts d’une relation nous rendent aisément manipulables. On se raconte une histoire, on se projette parfois démesurément... tandis qu’on n’a pas encore fait le tour ni de l’autre... ni de soi.

 

 

 

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Pourquoi tombe-t-on amoureux de certaines personnes et pas d’autres ?

 

I - D'après l’anthropologie et la neurologie

Hélène Fischer, professeur d’anthropologie à l’université Rutgers du New Jersey, mène de nombreuses enquêtes interculturelles sur l’amour. Elle a ainsi interrogé 28 000 personnes en leur demandant ce qui les avait attirées chez leur partenaire actuel (puisque traits du visage, attitude corporelle, vêtements, tout trahit un mode de vie et certaines caractéristiques traités par le cerveau). 

 

Cette expérience lui a permis d’arriver à la conclusion selon laquelle il existerait 4 types de cerveaux se distinguant les uns des autres par leurs niveaux hormonaux.

 

1) Les aventuriers, dirigés par la dopamine

2) Les casaniers, mus par la sérotonine

Ces deux types de cerveaux s’éprennent de partenaires de mêmes types qu’eux (aventuriers avec aventuriers et casaniers avec casaniers).

 

3) Les décideurs, pilotés par la testostérone

4) Les négociateurs, conduits par les œstrogènes  

Ces deux types de cerveaux, en revanche, tombent amoureux les uns des autres (décideurs avec négociateurs).

 

 

II - D'après l’inconscient

" En fait ", explique Patrick Traub, dans Le Choix amoureux, " le sentiment amoureux ne peut se développer entre deux êtres que s’il existe une complémentarité de besoins. On est en quête du même que soi, ou de celui qui va nous apporter ce qui nous manque. Qu’il s’agisse de tendresse ou de sadisme… Programme défini par notre enfance et qui nous sommes, qui peut bien entendu être bouleversé par un travail sur soi, dans lequel on s’engagerait à repenser sa vie et à explorer la face cachée de son psychisme. Ce qui nous rend ensuite plus réceptifs à des personnes que nous n’aurions pas même remarquées auparavant. "

 

 

 

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Et si je t'aime... prends garde à toi !

 

Aimer ou se rendre plaisant ressemble parfois à un cul-de-sac résultant d'imbroglios psycho-affectifs hérités de notre enfance. Car notre façon d'aimer reflète la relation qu'on entretient avec notre intériorité. Pour identifier ce qui peut nous freiner, voici une liste - non exhaustive - des obstacles disséminés sur le chemin vers l'amuuur : 

 

- La liste au père Noël : je veux un homme mystérieux, archi sensible, romantichhhhe, brillant, drôle, macho et super sécurisant (tu l'as vu dans quel documentaire ?). Ou une femme dégoulinant de sexitude, pas allumeuse, fidèle, avec un Q.I. de 180 et pas prise de tête (une poupée gonflable 2.0 ? "Her" ?). Et un mars et 5 balles ? Il n'existe sûrement pas de moyen plus fiable que celui-ci pour se protéger de tomber amoureux. Douter en permanence = exit l'engagement. Et puis chercher un être idéal, n'est-ce pas supposer que sa magnificence va rehausser la piètre idée qu'on se fait de soi ? 

 

- La peur de l'engagement : pour Erich Fromm, trois sortes de peurs nous glacent le sang dès qu’il est question d’engagement : la peur de souffrir (alors prenons donc exemple sur le Jeune Werther, martyr consentant...), la peur des conflits ("le couple, c'est résoudre à deux des problèmes qu'on aurait pas eus si on était resté seul/e" ?!), la peur de l’intimité (mais dans certains cas, c'est légitime puisque "certains êtres sont comme des sables mouvants ; n'entrez pas dans leur intimité de peur d'être engloutis" !).

 

- Le besoin d’être pris en charge, comme l’enfant qu’on est resté, sans pouvoir aider et soutenir l’autre en retour. Mais cette caractéristique est magique, parce qu'abracadabra, ces êtres peuvent également pulluler dans toutes les autres sphères de notre vie : en amitié, au boulot, dès qu'un incident se présente, y a toujours le branquignol de service qui a besoin d'être porté à bout de bras avant que nous concevions combien il serait boooon (surtout pour nous) qu'il se démerde tout seul.

 

L'amour sauveur : d’une vie si diiiifficile et triste, car être amoureux, c’est forcément le bonheuuuur, et le bonheur, ça ne saurait s'embarrasser de problèmes.

  

- La loi de l'attraction : Plus on a peur de tomber sur tel profil de personne... et plus on va tomber dessus, précisément ! 

 

- L’addict à l’amour : dépendant de l’autre et/ou en quête de sensations fortes. L’autre n’est qu’un objet de transfert. La passion, c’est exquisite et fantastique ! Mais surtout, ça active l’aire de la récompense (qui a pour rôle de gratifier l’exécution de désirs et autres volontés), tout comme le font… les drogues ! Aire qui sécrète également de la dopamine (exaltation, obnubilation) ! Or, la passion, c’est du court terme, car une fois que la dopamine s'est fait la malle, la désillusion guette

 

- Il n'y a pas de hasard, que des rendez-vous (Eluard) : certes, le timing est important, mais nos amours ne sont pas qu'une question de hasard ou de se sentir « prêt » à tomber amoureux.

 

- Je veuuuux un amour inconditionnel à la hauteur de celui que je n'ai jamais reçu de mes parents étant enfant. Sauf qu'un/e chéri/e ne peut nous réparer, nous, petite pendule détraquée, et qu'une relation demande une adaptation à l’autre (si si)Du coup, voilà voilà qu'ça recommence... on rewind en rejouant l’amour reçu étant enfant. Exemple : le fils d’un père systématiquement plongé dans la stratosphère alors qu'il n'est pas astronaute choisira, dans une forme de jouissance masochiste inconsciente, une personne qui ne peut ni l’écouter ni l’entendre... 

 

Les cinq blessures principales que sont, d'après Lise Bourreau, thérapeute : le rejet, l'abandon, l'humiliation, l'injustice, la trahison et qui résultent en problèmes physiques, émotionnels ou mentaux. Ça donne des trucs du genre : t'as peur d'être abandonné(e) sur une aire d'autoroute ? Alors t'es preums pour laisser l'autre en plan - de préférence pendant sa pause pipi. Ou bien encore : on n'a pas arrêté de te promettre la lune sans te la décrocher ? Depuis, tu ne cherches plus que quelqu'un qui te promette de rester allongé sur l'herbe pour l'admirer avec toi.

 

 

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Moralité de l’historiette, nous ne sommes aucunement aux manettes ! Une rencontre n’est rien d’autre qu’une valse à mille temps, qui offre seule aux amants trois cent trente-trois fois l'temps de bâtir un roman ;) Alors certes, de nos attirances singulières, nous ne pouvons nous défaire. Mais si nous ne décidons pas sciemment de qui nous attire éperdument, nous allons pourtant découvrir que notre escarcelle recèle moult indices qui, si nous nous exerçons à les percevoir et à les écouter, vont nous offrir le temps de nous offrir des détours du côté de l'amour pour déterminer progressivement si notre crush est beaucoup plus troublant et tout aussi charmant qu'une valse à vingt ans !

 

 

 

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Le temps, le temps, le temps et rien d'auuuutreuuue !

 

La clé de voute des conseils miraculeux qui vont suivre, c'est le temps. Celui qu'il est nécessaire de prendre pour qu’une attirance liminaire se transforme en jolie relation épanouissante ou se dissolve aussi prestement qu’elle s’était pourtant imposée à nous comme une évidence. Lapalissade ? Oui, si l'on considère que sans temps, point de relation à proprement parler. Mais ça peut déjà aller un peu moins de soi lorsqu'on observe les petits points suivants :

 

Prendre son temps, c'est ne pas débouler comme un bulldozer dans la vie de l’autre pour ne pas lui imposer une perte de liberté non consentie (et s'il l'accepte, c'est qu'il y a un bin's non résolu chez lui/elle). T'as envie de te montrer nu/e comme un ver dès les 1ers rencards, qui eux-mêmes doivent se succéder presque d'affilée, parce que faut pas déconner, t'as un bouquin à terminer, des enfants à aménager, tu veux vite-vite que l'incertitude des débuts soit réglée pour ton statut FB modifier et le speed dating, ça te connaît ?

 

Mais alors, où se trouve l'espace nécessaire à la digestion de ce qui s'est passé lors du rdv précédant (= zéro conscience de la situation et de notre ressenti, ce qui va s'avérer indispensable un peu plus bas pour identifier la viabilité, pour nous, d'une relation) ? Par ailleurs, ne crois-tu pas prendre le risque de te voir vite rhabillé/e avant de le/la voir détaler ? Pourquoi ? Ben ça peut être flippant de tenir trop vite dans le creux de la main la quintessence - pas toujours reluisante - d'un individu. Ça rend responsable de tous ses secrets, attentes et besoins malgré soi - alors que les épaules, on ne les a que pour ceux qu'on aime déjà -... et tu crois que ça vend du rêve ?

 

 

 

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Prendre son temps, c'est donc aussi faire durer la phase de séduction, si envoutante et délicieusement déconcertante ! C'est savoir se faire désirer autant que laisser doucement monter en soi le désir. C'est prendre le temps de découvrir un territoire vierge et d'excaver de précieux joyaux - dans le meilleur des cas ! C'est s'ajuster au réel et se remettre en question. C'est laisser doucement éclore une forme de confiance entre deux êtres, condition sine qua non pour pleinement lâcher prise, un jour, en sa délectable présence. C'est enfanter tranquillement, à deux, le supplément d'âme d'une relation et fortifier les racines des fondations à venir.

 

Mais ça se saurait si le temps, à lui seul, suffisait. Voici donc de quoi nous donner du grain à moudre et matière à transformer miraculeusement notre perception de nos amis, nos amours, nos emmerdes (enfin, si vous êtes trèèèès philosophe ou que sommeille en vous un moine bouddhiste !). 

 

 

1.jpg Mettre de la conscience sur nos relations

 

Une relation doit être siiiimple, facile, fluide, porteuse, archi-agréable. Si elle est complexe, duelle, résistante, ça veut tout simplement dire… que ce n’est pas une relation pour nousUne fois ce constat établi, 2 données essentielles pour mettre de la conscience sur nos relations : L'estime de soi et être à l'écoute de son intuition.

 

L’estime de soi est un pilier fondamental en amour car elle détermine la relation que l’on pense mériter. Si on ne pense pas mériter le meilleur, alors à quoi est-on prêt à renoncer chez l’autre ? À sa considération ? Son respect ? Son Attention ? Sa compréhension ? Sa gentillesse ? Si des choses essentielles à nos yeux font défaut à celui/celle sur lequel/laquelle on a jeté notre dévolu, celles-ci finiront nécessairement par nous manquer. Il ne suffit donc pas de savoir ce que l’on ne veut pas, ou plus, mais de savoir ce que l’on veut vraiment !

 

Une fois nos besoins identifiés, il faudrait idéalement pouvoir passer le relai à notre petite voix intérieure, aka notre intuition, pour déterminer si une relation nous convient, ou non, en fonction de ce que l'on souhaite. Reste que celle-ci nécessite parfois d'être dépoussiérée de tout ce qui l'empêche de s'ébrouer gaiement : à savoir notre passé, nos conflits internes et nos croyances limitantesD'où l'importance de cerner nos schémas récurrents, d'affronter nos démons intérieurs et de soigner notre estime de soi (pour cela, voir Post-séparation : animal désabusé). Et la boucle est bouclée...

 

 

 

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2.pngPrendre le temps de savoir ce que l’on ressent en la présence de l’autre dans l’instant présent

 

L’inconscient ne comprend que les sensations physiques ; la conscience ne comprend que les mouvements mentaux.

 

Nous avons tendance à mésinterpréter les premiers signes d’excitation, de tension, de désir intense, de fusion, qui ne sont donc que les manifestations (hormonales, tout ça) de la première phase d’une relation et non des preuves d’amour à proprement parler. À ce moment-là, on aime la sensation que l’autre nous procure mais pas - encore ! - l’autre en lui-même ! 

 

La panacée, pour ne pas tomber dans le piège de ces premiers signes trompeurs, serait ainsi d’insuffler de la conscience dans nos sensations physiques, qui sont les messagers de nos ressentis authentiques. Pour cela, rien de tel que de s’initier à la méditaccccion. En quoi consiste-t-elle et comment peut-elle nous aider ? En se concentrant sur soi, sa respiration, le moment présent, et en percevant et accueillant les sensations que ce moment fait naître en nous, on s’observe soi-même en train de faire des expériences (ami des sorties de corps et de la schizophrénie…). Et si on s’observe en train de les faire, on gagne en conscience, ce qui permet de ne plus du tout les voir sous le même angle, et donc, de ne plus les subir.

 

En acceptant ce qui est (la situation ainsi que les sensations physiques qu'elle fait naître), on peut alors s’interroger : mon ressenti en sa présence est-il en accord avec ce qu'il est important pour moi de ressentir dans le cadre d'une relation amoureuse ? Si la réponse est négative, inutile d’aller plus loin - du moins si l'on ne cherche pas uniquement à butiner. Car cela induirait que je consens à autre chose qu'à ce dont j’ai besoin et qu’ainsi, je me saborde. Voir les choses telles qu'elles sont permet de prendre de la hauteur et de se considérer pour ce que l'on est vraiment (voir développement point 6)

 

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Addendum : des expériences réalisées par le Mind and Life Institute (organisation fondée en 1990 par le neurobiologiste Francisco Varela, et Adam Engle), pour mesurer les différentes modifications du cerveau lors de méditations spécifiques ont montré que la méditation entraîne une augmentation considérable des ondes gamma dans le cerveau. Qu'est-ce que ça veut dire, concrètement ?! Que la méditation active plusieurs aires du cerveau liées à la bienveillance, au sentiment d'affiliation avec autrui et à l'empathie, qui elles-mêmes provoquent des émotions positives, tandis que d'autres, liées notamment à l'agressivité, sont désactivées. Ce qui vaut également pour les méditants débutants ! Avec un bon guide spirituel, à raison de vingt minutes par jour, au bout de huit semaines, on ressent déjà une nette diminution du stress mais aussi des pensées d'auto-dénigrement. S'ensuit alors un processus irrépressible d'ouverture à autrui. C'est'y pas le booonheur ?

 

Par ailleurs, si la méditation modifie positivement le cerveau, n'est-elle pas gage d'une réorientation plus positive de toute notre vie et d'un bouleversement, en soi, de notre perception des choses ? Si oui, n'aurait-elle ainsi par le pouvoir d'altérer dès le départ l'emprise inconsciente et hormonale qu'une attirance pour quelqu'un exerce sur nous ?

 

 

 

l'homme veut certitude et réciprocité.png

 

 

 

 

3.jpg   Vivre dans le présent pour lâcher prise  

 

La partie en nous qui, au début d'une relation, veut absolument saaaavoir (en veut-il/elle à ma vertu ? À mon porte-feuille - il/elle risque d'être déçu/e ? Où vais-je, dans quel état j'ère, où tout cela va-t-il nous conduire ? Et mes yeux de merlan frit, il les aime, mes yeux de merlan frit ? etc.) est motivée par la peur : la peur de souffrir, de perdre du temps, de ne pas savoir… que du mental en somme. Or ce n’est pas à la relation ni à l’autre de nous rassurer, mais bien à nous de nous rassurer nous-mêmes de l’intérieur. Alors seulement, la relation sera rassurante à l’extérieur…

 

 

Ainsi, comment vivre dans le présent et arrêter de nous empoisonner avec ce que nous ne maitrisons pas ? Il faut concevoir nos doutes comme une sorte de mécanisme mental se focalisant sur le futur ou le passé (projections) et nous incitant à avoir peur (ego, mental) de ce qui pourrait se produire - or, à ce stade, personne ne peut le savoir... Nos projections, reflets de nos peurs, nous mettent en garde pour ne pas y aller

 

Pour les éviter, il nous faut, une fois encore, revenir au présent. Et nous demander : qu’est-ce qui est vrai ? Du coup, on se re-connecte à nos perceptions et à nos sensations corporelles. Celles-ci sont la seule vérité – notre vérité – à laquelle nous puissions nous rattacher. Donc l’unique chose que l’on contrôle, car nous en avons le choix, c’est notre capacité à revenir au présent.

 

 

 

 

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4.pngComment accepter ce qui est ?

 

Pourquoi les choses nous arrivent-elles ? Afin que nous soyons toujours de plus en plus à notre place au sein de notre vie. Avancer sur notre chemin, c'est évoluer en fonction de ce qui nous arriveTout ce qui nous arrive, de bien comme de mal, peut ainsi être considéré comme bienveillant à notre égard puisque ces situations sont vouées à nous permettre de comprendre des choses sur nous, nos conditionnements et schémas mentaux : qu’est-ce que je ne remets pas en question que la vie semble être en train de me montrer ? Il nous arrive donc les meilleures choses qui puissent nous arriver pour comprendre ce que parfois nous nous cachons ; cette compréhension nous permettra ensuite de modifier certaines choses, qui elles-mêmes génèreront d'autres situations, rencontres et expériences toujours plus positives dans notre vie = nous serons de plus en plus en phase avec notre chemin - et donc, avec notre bonheur.

 

Moralité : on a toutes les raisons de lâcher prise ! Ça ne sert à rien de résister puisque le présent, tel qu'il se produit, est inévitable. On peut, en revanche, agir sur ce qu'il nous apprend.

 

 

 

5.jpgLe fonctionnement de la vie

 

Comprendre la façon dont fonctionne la vie, c’est intégrer l’idée qu’elle nous montre le chemin de notre épanouissement.

Du coup, il n’y a pas de doute à avoir ! Tout choix que j'opère à partir du niveau de conscience que j’ai au moment présent. est le bon choix pour moi (même si, bien entendu, plus notre niveau de conscience de la situation est élevé, plus il nous permet de les faire avec discernement - sinon, pourquoi Ducros se serait décarcassé dans les points précédents ?!).

 

Ensuite, en fonction de ce que j'observe des conséquences de mes actes, je m’ajuste. Peut-être qu'au moment où Victoria S. m'a demandé si ses cuissardes conviendraient pour la soirée Ni Putes Ni Soumises, et que je l'ai enfermée dans la cave en lui répondant qu'elles seraient idéales pour y chercher l'origine de la fuite d'eau avant de me rendre seul à la soirée, j'ai agi plus par peur que par amour ? C’est mon erreur, pas celle de l’autre. Ce sont mes conditionnements à moi qui ont occasionné ça. Alors certes, elle a bien essayé de me lacérer avec son fouet avant que la porte ne se referme, mais dans ce cas précis, elle n’y est pour rien. C'est vrai, j'aurais aussi bien pu lui louer un burkini finalement.

La vie est magique : c'est une caisse de résonance permanente.

 

 

 

 

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6.jpg Comment prendre de la hauteur ?

 

 

Comment prendre de la hauteur afin de se percevoir pour ce que l’on est vraiment, c’est-à-dire des Êtres de conscience ?

 

Il faudrait "théoriquement" se considérer comme quelqu’un faisant une expérienceOr, nous réagissons généralement inconsciemment à partir de notre ego (un personnage fabriqué depuis l’enfance). Celui-ci tend naturellement à penser que la majorité des choses qui nous arrivent relèvent de l’injustice. Reste que le simple fait de chercher à savoir pourquoi telle chose nous arrive nous replonge dans notre mental, ce qui nourrit notre ego, et donc notre corps, de douleur. Notre ego souffre car il souhaite contrôler les choses, les gens et les situations. Il se projette en imaginant que les choses ne peuvent se produire que d’une certaine façon, à savoir celle que l’on souhaiterait voir se produire, ce qui crée des attentes que la vie ne peut pas systématiquement remplir.

 

Pourtant, nous ne sommes pas qu’un ego. Nous sommes un être fait d'une âme, d'un corps, d'un mental, d'un monde émotionnel et d'un univers spirituel (façonné à partir du sens que l’on donne à la vie, à notre vie). En modifiant notre manière de nous percevoir, nous pourrions alors nous considérer comme des êtres pluriels et riches qui sommes là pour vivre des expériences terrestresEt concevoir que tout ce qui nous arrive est une opportunité de croissance. Ce faisant, nous nous mettons en position d’accueillir la vie, les personnes que l’on rencontre, les situations, même rocambolesques, auxquelles nous sommes confrontés.

 

Le lâcher prise est une histoire de coooonfiaaance. C’est-à-dire que plus nous avons confiance en la vie, mais aussi plus nous donnons du sens à ce qui nous arrive, et plus les expériences de notre vie sont croissantespositives et heureuses… 

 et puis au pire on s'aime.jpg

 

Avoir confiance, c’est tout d’abord avoir confiance en ce que nous savons être bon pour nous (petit bémol, toutefois, concernant le fait de savoir ce que l'on veut, énoncé dans le point 1. Car peut-être est-il également salutaire de savoir se laisser surprendre. C'est parfois en regardant, en écoutant, en s'imprégnant d'un être que l'on se dit : mais ouiiii, ce tempérament, cet esprit de dérision, cette énergie folle, c'est exactement ce dont j'ai besoin ! Ce que nos prodigieuses sensations physiques seront les premières à nous chuchoter !).

 

Avoir confiance, c'est aussi avoir foi en notre aptitude à reconnaître et écouter notre petite voix intérieure. Celle qui nous permet de passer de nos sensations physiques à la conscience de ce que nous vivons ici et maintenant. Mais c’est également avoir confiance dans le fait que l’on possède toutes les ressources en soi pour s’adapter à toute situation, telle qu’elle se présente et que nos corps et esprit vont nous aider à identifier. Car avoir confiance, c’est savoir que toute situation donnée nous donnera l’occasion de confirmer ou d'infirmer notre perception du monde et de grandirLors d'une rencontre, il nous faut donc apprendre à échapper à notre ego pour nous donner pleinement à l’autre au moment présent et sans penser à l’avenir. Et lorsqu'on est aligné avec soi-même (corps, intentions, actions en accord), la relation amoureuse n'est alors plus vécue comme une recherche de compensation. Elle est tout simplement saine et d'autant plus attirante pour les deux personnes en présence.

 

Et c'est lorsqu'on sait enfin que l'on n'a rien à perdre que l'on peut se laisser aller aux folies les plus bluffantes !

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                    

- Questions-réponses de Maxime Gréau, excellent coach. « Heureux dans sa vie » : Comment bien commencer sa relation amoureuse

 

- Les éditions de la femme, 1999 : Les 5 étapes pour tomber amoureux, miss Plump

 

- Le Huffington Post : Les 7 erreurs d’un couple

 

- « La magie de l’inconscient », documentaire de Francesca d’Amicis, Petra Höfer et Freddie Röckenhaus, Arte, juillet 2012

La magie de l’inconscient (Partie 1) 

La magie de l’inconscient (Partie 2) 

 

- Isabelle Taubes, Psychologies, mars 1998 : Pourquoi c’est si difficile d’aimer

 

- Questions-réponses de Maxime Gréau, coach. « Heureux dans sa vie » : Lâcher prise et faire confiance à la vie

 

- Matthieu Ricard : La méditation produit des émotions positives

 

 



22/09/2016
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